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Le point de vue de Nicolas Didelot

Rédigé le 15 mars 2010


Après un mois de janvier en demi-teinte, février s’est ouvert sur une note plus optimiste. Cependant, les vieux démons n’ont pas tardé à ressurgir: un chiffre du chômage en hausse aux Etats-Unis et surtout, une situation grecque toujours épineuse.

Nicolas Didelot

Ingénieur Produit
Multi Asset Class Solutions EMEA

En effet, le risque souverain sur la Grèce a atteint ponctuellement des niveaux historiques alors que semblent s’opposer les considérations politiques - la solidarité au sein de la zone Euro et économiques - un plan d’austerité guère populaire. L’Allemagne refuse de pardonner à bon compte les errements budgétaires d’Athènes et exige du gouvernement grec des mesures radicales avant de s’engager plus avant dans un sauvetage.

Ce premier vrai test pour l’Union Européenne et l’absence pour l’heure d’une solution claire ont singulièrement ébranlé les marchés de la zone euro, d’autant que l’Espagne et le Portugal risquent à court ou moyen terme de prendre le même chemin.

Ainsi, l’indice MSCI EMU des actions de la zone euro a accusé un net repli en février, -1.8%, soit -6.4% depuis le début de l’année. Les autres places, quoique chahutées, ont néanmoins réussi à se stabiliser, le MSCI North America progressant de 5.2% en euros. La faiblesse de l’euro, qui a perdu 1.9% contre le dollar et 3.8% contre le yen, a amplifié les disparités de performances des indices actions. Quant aux pays émergents, qui avaient corrigé en janvier, ils ont légèrement regagné du terrain ce mois-ci, le MSCI Emerging Markets enregistrant une hausse de 2.2% en euros.

En dépit des turbulences liées au risque souverain de certains pays de la zone Euro, les obligations gouvernementales de la zone, représentées par l’indice Citigroup EMU Government Bond, ont progressé de 1.2%, les investisseurs étant manifestement plus préoccupés par l’incertitude sur la croissance économique que l’éventuel défaut d’un état-membre. Hors effet de change, les autres principaux marchés de dette souveraine sont restés neutres.

A noter que les obligations à haut rendement, qui s’étaient distinguées en 2009, ont perdu de leur superbe, l’indice Barclays Capital HY ne progressant que d’un modeste 1.9% en février.

Les matières premières, enfin, ont globalement bien rebondi en fin de mois, en particulier le pétrole mais aussi le cuivre à la faveur, entre autres, des incertitudes d’approvisionnement, suite au violent tremblement de terre qui a frappé le Chili, gros pays producteur. L’indice DJ-UBS TR s’est inscrit en hausse de 5.6% en euros.

Nous restons globalement surpondérés en actions mais avons maintenu notre position neutre sur les marchés émergents. Quant aux obligations, nous continuons à privilégier les obligations corporate au détriment des obligations d’Etat.

Nous restons sous-pondérés sur les actions immobilières et neutres sur les matières premières.

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